30 juil. 2017

Horrible Prophétie, tome 2 - Les rouages du destin



        Dix ans plus tard, sur l’île de Rodia, la prophétie revient. 

Quand le Grand Prince Rod demande de l’aide à Lénora, celle-ci est prête à mettre sa vie en jeu. Sur un coup de tête, elle s’embarque sur le navire d’un capitaine pirate redouté. Il l’emmènera à Rodia, mais en échange de quelque chose : elle doit devenir une pirate. C’est alors le début d’une aventure sombre, maritime, pleine de suspens et de rebondissements sur fond de magie… Mais les nombreux secrets que Lénora découvrira sur l’horrible prophétie l’entraîneront, inévitablement, à travers les rouages du destin…
Horrible prophétie…


     Je tiens tout d’abord à remercier Victoria Martin pour ce nouveau partenariat sur le second tome de sa saga !
       De manière inattendue, je me souvenais suffisamment bien des détails du précédent opus, une nouvelle, pour m’y retrouver sans problème dans cette seconde intrigue.

       On retrouve donc une Lénora qui a atteint les hautes strates de la société puisqu’elle est devenue Reine. Néanmoins son caractère s’est légèrement ramolli puisque ses sujets proches en viennent à l’apprécier, et non plus la craindre comme elle l’espérait tant auparavant. Tout va pourtant très vite basculer puisque la prophétie dont elle se croyait débarrassée va revenir la hanter, dix ans après sa victoire. Commence alors pour Lénora un périple dangereux, la jeune femme devant remettre son voyage entre les mains de pirates instables et sanguinaires. Les péripéties vont s’enchaîner à une vitesse folle, les atrocités également. Je vous avouerai même qu’il m’est arrivé de grimacer de dégoût devant certains forfaits des forbans.
       A côté de cela, l’auteure en profite pour bien approfondir son univers, l’enrichissant d’informations sur les magiciens, les démons, et j’en passe. La carte est également un bon moyen de repaire, on sent qu’il y a eu du travail et ca ne peut que perfectionner l’ensemble.
       La fin se finit abruptement, ce que j’ai plus ou moins apprécié. Je pensais réellement qu’on aurait une action de dernière minute et finalement c’est davantage une promesse pour le prochain tome. Je dois dire que je suis plus curieuse que mitigée quant à cette fin. Lénora insiste sur le fait qu’elle ait choisi son destin, sans qu’on en sache plus. Bref, c’est alléchant pour la suite !

       Si je fus conquise par le contenu détaillé et approfondi, je ressors un peu plus déçue par la forme. J’avais retenu les nombreuses erreurs de syntaxe qui jonchaient le récit, comme une ponctuation mal employée, et j’espérais un effort de ce côté-là. Effectivement, ce fut peut-être légèrement mieux mais il y a encore du travail – et je dis ça sans méchanceté, c’est un simple constat. Au moins on évite les coquilles existantes dans certaines grandes maisons d’édition, ce qui est déjà un bon point en soi.

       Je fus contente de voir que les personnages ont chacun leur personnalité et que celle-ci est constante. Hormis Lénora qui évolue selon interlocuteur, passant de parfaite méchante à l’aide salvatrice, les pirates ont chacun une ligne de conduite qui leur est propre. Le capitaine fait preuve d’une force de caractère qui le rend insupportable, mais qui est toutefois compréhensible vu le poste occupé, sa navigatrice Far est une furie assez détestable, au final j’ai juste apprécié la « soigneuse » Nad et le Cap’, parce qu’ils recèlent une aura mystérieuse que j’ai bien envie d’éventrer.

        La plume est un mélange de termes courants et soutenus, je fus légèrement perplexe. A certains moments je m’étonnais de retrouver un terme aussi précis et évolué, quand d’autres phrases ne présentent aucune surprise lexicale. Y’a un sérieux contraste entre les deux et, comme pour la syntaxe, je trouve simplement dommage qu’il n’y ait pas de constance à ce niveau-là
   

     Ce fut une lecture meilleure par son contenu approfondi et travaillé, un univers riche qui recèle encore bien des secrets. Les personnages dégagent également une grande force et sont par certains côtés, et bien malgré eux, attachants. Le gros défaut réside toujours dans les erreurs de syntaxe : les phrases sont compréhensibles mais les pauses sont mal découpées, ou d’autres problèmes dans ce goût-là. Ca peut paraître dérisoire mais ça peut facilement foutre en l’air un récit, tout simplement parce que ça agace le lecteur. Dans l’ensemble, j’en retiens une fois de plus un bon souvenir.



14/20




Les autres titres de la saga :
2. Les rouages du destin
- saga en cours -

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