31 août 2017

POD



          Josh a quinze ans. Megs en a douze. Josh vit à Washington ; Megs est coincée dans le parking d'un hôtel. Tous deux sont prisonniers : lui dans sa propre maison, avec son père et son chien, elle, seule, dans une voiture. Dehors, des Perles de mort sont apparues dans le ciel et zappent tous ceux qui osent s'aventurer dans la rue. Dans ce nouveau monde, un seul mot d'ordre : survivre... La fin de l'humanité. Ou peut-être son commencement ?


      Pourquoi ce livre ? A dire vrai, je ne sais plus. Peut-être provient-il du moment où j’étais dans ma période Black Moon, j’étais suffisamment jeune pour me laisser tenter par son résumé pourtant peu convaincant aujourd’hui.

       Et pour ne pas avoir été convaincue, ce fut horriblement le cas… Je vais donc essayer d’être la plus objective possible, sachant que je ne suis pas allée au bout du livre, j’ai seulement eu le courage d’atteindre le tiers.

       Pour faire simple, nous sommes propulsés dans une situation où des boules brillantes, comme celle figurant sur la couverture en guise de O, apparaissent par centaines autour des grandes villes américaines (probablement mondiales) pour détruire, vaporiser, voitures et humains qui rencontreraient leurs rayons. Processus intriguant en soi s’il ne m’avait pas tant rappelé les Tripodes de la Guerre des mondes d’H. G. Wells.
     Outre cette première désapprobation, j’ai trouvé qu’il ne se passait rien. Entre une adolescente coincée dans une voiture et témoin des pires travers dont est capable l’humanité la plus bestiale et un adolescent qui se rebelle auprès du paternel, je trouvais qu’il ne se déroulait rien de concret pour faire avancer le récit.

       Les personnages sont creux, pas caricaturaux pour autant mais clairement sous développés. Cette carence rime d’ailleurs avec celle de l’intrigue : l’auteur est trop resté en surface selon moi, il n’a pas osé approfondir les choses si bien que l’univers s’en retrouve opprimé.

       Toutefois, si je lis le commentaire figurant sur la couverture, y’a une réelle réflexion à se faire sur sa signification. Pour le peu que j’ai lu, tous les humains considèrent que ces POD sont des créatures mystérieuses, extra-terrestres, par définition l’ennemi mondial numéro un. Pourtant, au travers des yeux de la jeune fille coincée dans sa voiture, on prend conscience que le danger vient également des réactions toutes plus humaines les unes que les autres, où les plus forts tentent de prendre la tête des troupes, parfois par des moyens peu orthodoxes. Les violences se multiplient, on abandonne des cadavres dans notre sillage. Et l’humanité perd tout ce qui lui donnait cette appellation.
       C’est une réflexion que je me suis faite après coup, sans être allée au bout du livre. Le « danger » cité peut très bien être toute autre chose mais je ne pourrais vous dire quoi, par manque flagrant de courage et de volonté.

       Le livre est écrit au présent. Dans un récit jeunesse, cela aide peut-être à le rendre plus percutant auprès du public visé. Je n’en faisais clairement pas partie car, outre l’ennui diffusé par l’intrigue, le passé simple reste pour moi le temps délicat obligatoire pour toute narration. C’est également pour ce fameux présent que j’ai abandonné le livre.

       Voilà, je pense sincèrement que ce roman peut plaire à un public jeune adolescent, mais les lecteurs plus matures n’y trouveront pas leur compte. Dans le même genre, il y a bien plus intéressant !



     Ce livre n’était tout simplement pas (plus ?) fait pour moi. Les idées sont peut-être intéressantes (je ne le saurai jamais, en fait) mais je n’y ai pas trouvé mon compte, dû à un manque de développement ou à des similitudes flagrantes avec une autre œuvre majeure de la Science-fiction classique. Je ne le conseille qu’à un jeune public, passez votre chemin après dix-huit ans (voire seize ans pour les lecteurs matures)



08/20



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