31 mars 2016

Les Gardiens de l'Eternité, tome 1 - Dante






         Ce fut une journée chargée pour Abby Barlow. Dans à peine quelques heures, elle a survécu à une explosion, vu son employeur mourir, a fait un rêve saisissant et maintenant elle se trouve dans un hôtel miteux avec le sexy et surréel Dante, un homme qu'elle désire et craint. Depuis 341 ans, Dante est gardien auprès du Calice, une humaine choisie pour retenir la pénombre. Un terrible coup du sort a décidé qu'Abby serait dorénavant cette femme. Trois heures plus tôt, Dante aurait usé de tous ses charmes pour la séduire. Maintenant, son rôle est de la protéger. Et il en sera ainsi jusqu'à sa propre mort. Un plan terrifiant est en marche, un plan qui va plonger Dante et Abby au cœur d'une bataille épique entre le bien et le mal... et d'une course désespérée pour sauver leur amour...




           Calé dans mon challenge ABC Imaginaire 2016, je me faisais fort de découvrir un livre de la Bit-lit dans laquelle je n’y connais strictement rien, dans le sens où ça devait être le premier titre que je lis de ce genre.
       Eh bien qu’on soit bien clair, je n’aurai jamais du commencer par ce titre !
       Je tiens à préciser que, dans ma « colère » d’avoir lu un livre aussi nul, je risque de lâcher quelques spoils. Toutes mes excuses, si je froisse quelqu’un !

       On atterrit dans une histoire où l’héroïne, Abby, est une sorte de femme à tout faire dans une villa. Dés le début, elle semble entretenir une haine pure envers Dante, compagnon au corps divin de la maîtresse des lieux. Seulement, elle se laisse aller bien vite dans ses bras, sans trop de résistance. C’est un personnage par conséquent trop changeant, qui ne détient aucun charisme et qui ne dégage aucun attachement. Elle est là pour la relation, du reste elle ne sert pas à grand-chose selon moi.
       Des deux personnages, Dante est encore celui qui est le plus travaillé. C’est là qu’on sent bien que ce livre se destine à un public féminin, parce que tout y est pour faire frémir (j’hésite à employer un autre infinitif qui commencerait par « m ») les lectrices dés son apparition.
       Résultat du lot, ils sont tellement peu charismatiques que je n’attachais aucune importance dans leurs péripéties, qu’ils y restent ou qu’ils s’en sortent.

       L’intrigue à présent. Voyons voir... Oh, bah ca va aller vite ! Les dialogues sont creux, les péripéties offrent le minimum syndical qu’aurait pu offrir l’intrigue et les rebondissements vont vides de surprise. Sincèrement, je ne vois pas comment on peut aimer lire un tel bouquin.
       Qui dit Bit-lit dit également scène torride, enfin du sexe. On ne m’a jamais considéré comme une sainte-ni-touche, mais ça ne m’a pas empêché d’être exaspérée à plusieurs reprises devant les termes crus, frisant le pornographique. Sincèrement, de la poésie dans les scènes aurait été plus à même de me plaire. Maintenant, je comprends ce que veut dire « l’histoire sert de décor à la romance » parce qu’en effet, c’est ça qui prend le pas sur reste, au point d’avoir une scène de sexe après une courte poursuite, ou juste après s’être échappé… La chose pas vraisemblable du tout !

       J’ai même pas envie de m’arrêter sur la plume. Elle aurait pu me plaire, mais elle reste simple et n’a donc pas aidé à m’accrocher au récit.

       En conclusion, une chronique courte qui montre bien à quel point j’ai détesté ce roman… Les personnages sont superficiels, tournés vers le sexe, des scènes plus pornographiques qu’érotiques. L’intrigue est vide de sens, les rebondissements sans surprise. Bref, j’ai lu la fin entre les lignes et je me suis demandée à de multiples reprises qui pouvait apprécier une saga pareille. Résultat des courses, je crois que je ne toucherai plus à la bit-lit…






Les autres titres de la saga :
1. Dante
2. Viper
3. Styx
4. Cezar
5. Jagr
6. Salvatore
7. Tane
8. Ariyal
9. Caine
10. Santiago
11. Roka
12. Cyn
- Saga terminée -


Book Jar #4 - Avril 2016



Rendez-vous réputé sur la blogosphère littéraire, j'ai décidé de rejoindre le mouvement (non non, je ne suis pas un mouton !) afin de sortir de ma PAL des livres que je ne lirai pas de ma propre initiative (ce qui est paradoxal puisque c'est moi qui les ai achetés ! XD).

Le principe de la Book Jar est fort simple ! On place dans une boîte des bouts de papier sur lesquels sont inscrits des titres et on tire au sort chaque mois l'heureux élu qui devra être lu. Ca me permettra de vider ma PAL en lisant des livres qui ne m'attireraient pas forcément sur le moment. 

Simple comme bonjour !


Au mois d'Avril, je voulais un livre qui se rapproche un maximum de la SF classique
car j'ai avalé beaucoup de dystopie en mars et je voulais revenir à quelque chose de plus mature.
Et finalement, j'ai tiré au sort :


Cybione d'Ayerdhal




Résumé :

Lui, c'est Deen Chad. Flicaillon d'une sous-filiale de la plus grosse firme policière sur le marché de la justice, récemment promu inspecteur solo chez Invest. Elle, c'est Elyla. Pour ainsi dire éternelle, puisqu'elle renaît de chacune de ses morts, la mémoire amputée de sa dernière vie. Entre eux, il y a Cheur, une planète ultralibérale dont chacune des institutions est privée. Mais il y a surtout Ender, l'assureur qui garantit les constitutions de mille mondes et qui veille sur ses contrats grâce aux services d'un million d'agents très spéciaux. 

Moyenne sur Livraddict : pas de note :(

Je suis prête pour la claque assurée !

Y'a plus qu'à ! :D

28 mars 2016

The Book of Ivy, tome 1






         Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu.
Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.




            Tiré au hasard dans le challenge Choisir la prochaine lecture de sa PAL, ce livre est un peu tombé par dépit dans ma PAL, offert par une amie qui n’a pas encore compris (malgré toutes nos discussions « houleuses » sur le sujet) que la Dystopie d’aujourd’hui n’avait pas vraiment mon aval. Elle m’a donc achetée les deux premiers volumes de cette saga et, si je lui ai déjà sauté une fois au cou pour cette surprise (l’intention touchante est le plus important, selon moi), je le referai une deuxième fois au vu de la qualité de ce premier tome !

       Comme toujours dans ce genre littéraire, le lecteur est brutalement projeté dans un univers qu’il ne maîtrise pas aux côtés d’Ivy Westfall, petite fille du fondateur de la communauté. Très vite, elle va tenter de nous pointer du doigt les défauts de cette société post-apocalyptique, alors qu’elle se voit unie sa vie à Bishop, fils unique du maire actuel, en un mariage arrangé afin de soutenir un semblant de paix entre ses deux formes de pouvoir.
       Mais très vite, alors qu’on en apprend peu sur le décor de cet univers, Ivy va se rendre compte des travers de son éducation, elle qui a quasiment été conditionnée depuis la mort de sa mère pour obtenir la vengeance tant désirée par son père et sa sœur : récupérer le pouvoir en tuant le maire et sa famille, le nouvel époux y compris. Cependant, Ivy va se rendre compte de l’injustice de cette « séparation » et va devoir chercher un équilibre entre ses origines et ses envies, même si cela doit la pousser sur le chemin de la marginalité.

       Comme j’ai déjà pu le dire, je regrette que les événements historiques qui ont poussé cette société dans ses retranchements soient évoqués de manière si expéditive : un petit chapitre tenant sur quelques pages, avec quelques rappels au fil de l’intrigue, basta. J’ai trouvé que cela manquait de force, d’autant plus que tout s’est déroulé il y a moins d’un siècle. Or là, nous évoluons dans le quotidien d’habitants qui semblent avoir oublié ce que leurs aïeules ont traversé, et je trouve cela dommage.

       En revanche, si je fus sur la défensive en ce qui concerne la relation entre Bishop et Ivy, je fus agréablement surprise. Je m’attendais à ce que les choses se fassent brutalement sans laisser le temps de faire son œuvre dans l’évolution des sentiments. Or, nous découvrons un personnage masculin tendre et réservé. Marginal et incompris, Bishop a du traversé une enfance désertée de tout amour, où les amis ne cherchaient son contact que pour obtenir les faveurs du fils du maire, où la mère frigide souhaitait forger le caractère de son fils en délaissant tout comportement maternel. Sa confiance n’en est que plus difficile à obtenir, et on éprouve de la compassion envers ce loup blessé tout au long de l’intrigue.
       Ivy est quant à elle plus déterminée. Contrôlée même de loin par sa famille, elle ne peut se permettre de prendre le temps de réfléchir par elle-même, cherchant à exceller dans sa mission pour obtenir les faveurs de son père, lui qui n’a jamais su lui montrer son amour autrement que par l’appréciation du devoir accompli. Cela rappelle étrangement la situation de Bishop, si bien que…
… Lui si réfléchi et Ivy si impulsive, ils forment à eux deux un ménage que tout sépare mais parfaitement complémentaire, apte à survivre à toutes sortes d’épreuves. On se prend à espérer pour eux sans même s’en rendre compte, et personnellement ce n’est qu’à la fin que j’ai compris à quel point je m’étais attachée à eux, à leur tâtonnement sentimental.
      
       Ce roman est également l’occasion de pointer du doigt des inégalités dans notre société, telle que le statut des femmes, la violence conjugale mais également l’affirmation de soi et l’importance du libre-arbitre.

       La fin est un peu trop prévisible, mais elle n’en est pas moins appréciable. Ivy se cherche tout au long de l’intrigue et si elle parvient à se trouver enfin, elle découvre en même temps le prix de ses choix. Une fin particulièrement touchante donc, qui confirme l’idée que cette dystopie sort des sentiers battus d’un genre bien trop foulé et ressassé.

       Le style porte l’ensemble sur une note légère et entraînante, portée par une perception interne à la première personne qui nous conduit tout droit dans les pensées d’Ivy, donnant fenêtre sur cour sur la progression de son évolution et accroissant l’attachement du lecteur qui ne peut qu’en découler.

       En conclusion, ce fut une agréable surprise avec cette dystopie qui sort des sentiers battus. Les personnages prennent le temps de se chercher dans une sorte de tâtonnement sentimental qui laisse le temps au lecteur de s’adapter à ce nouvel environnement et à chacune des personnalités, créant de ce fait un attachement fort et des émotions bienvenues. La plume porte l’ensemble sur une note de légèreté. Le seul bémol repose finalement sur l’absence de décors et de mémos sur le contexte historique, ces petites erreurs empêchent ce livre d’arriver au piédestal du coup de cœur. Un excellent moment à passer !






Les autres titres de la saga :
1. The Book of Ivy
- Saga terminée -


C'est lundi, que lisez-vous ? [82]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, il fut repris par le blog Galleane.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?



Cliquez sur les illustrations pour accéder aux chroniques :)

 
  

 Encore une bonne semaine avec cinq livres lus, autant dire que je dévore en ce moment !
Deux LC avec L'oeuf de dragon et le troisième tome de Percy Jackson, un emprunt
avec La danse des étoiles, le livre de ma Book Jar avec Pictural
et un livre pour un challenge avec le dernier tome d'Ayesha.




 

Nous (mon chéri et moi) passons enfin à une lecture coup de coeur pour moi.
Comme il va bientôt participer à un JdR sur Gwendalavir et incarné un marchombre,
je voulais absolument qu'il connaissait l'univers (avant de faire n'importe quoi !).
Et en lecture solo, je suis plongée dans une lecture choisie par quelqu'un d'autre
avec The Book of Ivy, une récente Dystopie qui plaît à beaucoup.




 

Pour cette semaine, je me prévois seulement deux livres, parce que j'ai un partiel d'anglais en fin de semaine et mon homme arrive juste après ! *-*
Je me lancerai donc dans deux livres pour le challenge ABC Imaginaire 2016,
avec le second que je ne finirai sûrement pas cette semaine-ci (il compte 1024 pages ! :-O )
 Je serai donc à seulement deux livres lus et un commencé, bien loin de mon rythme habituel
(mais le chéri passe avant tout ! :D).


Et vous, qu'avez-vous prévu ? Dites-moi tout ! =)

27 mars 2016

Les Trois Lunes de Tanjor, tome 3 - La mort d'Ayesha






            Fascinante et terrible destinée que celle de Marikani, fille d'esclaves devenue Ayesha la déesse par le jeu des circonstances ! Elue du peuple turquoise, crainte ou haïe par tous les autres, Marikani est prise dans le tourbillon meurtrier de la folie des hommes. Au cœur de cette tourmente, les esclaves révoltés, qui tentent d'atteindre l'océan afin d'embarquer pour des terres nouvelles. Le peuple turquoise devra cependant d'abord traverser un continent en guerre, prêt à tomber sous l'invasion des redoutables Sakâs, créatures que l'on dit venues des abysses. Le manteau de la divinité devient de plus en plus lourd à porter pour Marikani, mais a-t-elle le droit de s'en débarrasser ? La déesse Ayesha est la seule lueur d'espoir du peuple turquoise...





            Embarquée dans cette folle aventure aux côtés d’Arekh et de Marikani (et puisque j’ai inséré ce livre dans mon challenge ABC Imaginaire 2016), je me devais de finir cette saga de Fantasy française hautes en couleurs.

       Le début m’a laissée quelque peu de marbre. Avec la chute brutale du tome précédent, j’escomptais reprendre le récit là où on l’avait quitté afin de ne pas perdre entre deux des informations de valeurs. Mais non, les auteurs ont préféré avancer l’histoire plus loin, si bien que le début nous projette dans un flou global quant à la situation des personnages. Heureusement, les premiers chapitres alternent les points de vue et les auteurs s’empressent de colporter les rumeurs de ce qui s’est déroulé dans les coulisses (ce qu’on n’a pas eu le droit de voir entra la fin du second tome et le début de celui-ci), permettant ainsi de se rattraper.
       Ce dernier opus se veut le prolongement de ses deux prédécesseurs, mais également un aboutissement de l’intrigue. En effet, parmi les jeux politiques et par conséquent diplomatiques vont enfin apparaître les premiers combats entre les diverses puissances qui régissent le royaume, avant de parvenir à la bataille finale. Si cette dernière fut bien trop rapide à mon goût, elle possède un goût réaliste, mêlant violence, rage, haine bestiale, tout un ensemble qui m’a pris aux tripes et permis de croire en ce qui se déroulait sous mes yeux. Avec une tension qui enfle progressivement et un léger suspens tout aussi crescendo, La mort d’Ayesha se perçoit comme l’apothéose de cette saga où tous les bons ingrédients du genre sont réunis.
       Bien sûr (et malheureusement), la fin ne laisse pas vraiment de surprise au vu du titre. Et pourtant, on ne peut s’empêcher d’avoir de l’espoir jusqu’à la fin quant à la survie de la figure majeure de cette saga… Ayesha parviendra-t-elle à échapper à son destin ?
La morale qui se dégage est alors une gifle, une horreur dans un livre reposant sur l’espoir, alors que tous les efforts pour libérer tout un peuple du joug d’une croyance (quelconque) volent en éclat… Autant vous dire qu’avec les événements récents de notre actualité, il y a là aussi de quoi nous mettre une claque ou nous prendre aux tripes !

       Si l’intrigue se veut la quintessence de la saga, les personnages m’ont quant à eux un peu plus lassés. Depuis deux tomes, ils ne cessent d’être séparés et d’être réunis à nouveau, balayer par un jeu hasardeux qu’ils pensent maîtriser. Alors qu’il n’en ait rien. Ainsi, la relation infime entre Arekh et Marikani est devenue plus agaçante qu’autre chose, malgré une fin qui nous présente la beauté et l’horreur de l’amour en un seul acte.
       Du reste, c’est le personnage de Non’iama qui se veut le plus intéressant, avec une évolution qui ne cesse de nous surprendre, passant de l’esclave apeurée à la fervente prêtresse d’un culte rejeté par la principale concernée. Si certains lecteurs n’accepteront pas cette vocation religieuse, ce changement de statut social se fait avec une telle douceur et une telle justesse qu’il est difficile de le rejeter.
       Pour poursuivre dans les personnages religieux, le Haut Prêtre Laosimba fut pour moi un méchant trop caricatural (vous entendez le rire guttural ? vous voyez le nez crochu et les griffes au bout des doigts et les flammes cruelles dansantes dans les yeux rouges ? eh bien, j’exagère à peine !). Vous le sentez rien que quand j’en parle, je ne fus pas du tout convaincue par cette figure du méchant, pas assez travaillée et surtout pas assez nuancée.
       J’ai également une petite pensée pour Vashni, une jeune noble à la cour d’Harrakin, roi d’Harabec. Déjà malmenée dans le précédent tome, elle connaîtra ici une fin tragique qui ne m’a pas laissé indifférente, malgré que ce soit finalement le choix de la dame qui l’aura poussé dans cette ultime apparition.

       Comme toujours, grâce à la plume légère et affûtée de ce duo d’auteurs, on passe un excellent moment de lecture, avec un livre qui se lit, que dis-je, se dévore à une vitesse effarante !

       Je rajouterai également que, si la couverture neutre ne laisse pas présager grand-chose de cette saga, cette dernière est pourtant idéale pour débuter, pénétrer dans les arcanes de ce genre, pour les adolescents comme pour les adultes (vu la violence des gestes, je ne le ferai pas lire à un trop jeune public).

       En conclusion, un troisième tome qui clôt magnifiquement cette saga, avec une intrigue où la tension a su grimper lentement avant d’exploser dans les combats sanglants et les rebondissements de dernière minute. La relation entre Arekh et Marikani m’a un peu plus lassée et le Haut Prêtre Laosimba est une parfaite caricature du méchant dans le genre fantaisie mais d’autres personnages ont su équilibrer ce négatisme et on passe finalement un excellent moment, porté par une plume légère mais acérée. Je recommande cette saga à tous les amoureux du genre, mais également à ceux qui voudraient le tester en une première découverte.




Les autres titres de la saga :
3. La mort d'Ayesha
 - Saga terminée - 


26 mars 2016

Pictural, l'amour derrière la toile






            Entre grosses tuiles et petites galères, ma vie ressemble à de la survie. Ni plus, ni moins. Je suis Astrid Dufrene. Je suis un paradoxe de la tête au pied. Je n’avance pas, puisque je passe mes journées à douter. 
L. Dattello est l’artiste peintre le plus doué de sa génération. Mondialement connu, excentrique, mystérieux et dangereusement attirant. Profane en matière d’Art, je n’ai jamais entendu parler de lui. Mon niveau artistique avoisine le zéro. Pour moi, Picasso n’existe qu’en version diesel ou essence. Et j’exagère à peine. 
Lorsque nos trajectoires totalement opposées se croisent, nos destins vont se confondre autour du secret qu’il garde jalousement. 
Ce qu’il attend de moi ? Ce qu’il me trouve ? Je l’ignore. Tout comme ce que je suis prête à faire pour lui.





            Ce livre m’avait tapée dans l’œil alors qu’il était proposé en partenariat sur Livraddict. N’ayant pas été sélectionnée, j’ai fini par l’acheter en début d’année et, comme vous pouvez le constater, il n’a pas fait long feu dans ma PAL.

       Je dois dire que ce n’est pas tant la quatrième de couverture qui m’a interpellée, plutôt la première. Le bleu étant ma couleur préférée, j’ai été attirée (subjuguée ?) par toutes ces nuances et je n’ai pas résisté à acquérir cette petite beauté. Bon, j’attendais tout de même un bon livre, hein, cela va de soi !
       Et je ne fus pas déçue, même si on trouve facilement mieux sur le marché…
      
       Pictural nous livre la rencontre de deux êtres torturés qui ne se sentent pas à leur place dans leur milieu et dans la société en général, deux êtres opposés en tout et pourtant irrémédiablement attirés par l’autre.
       Mais les secrets et les horreurs vont rythmer la découverte de l’autre et jalonner leur relation tumultueuse, jusqu’à ce qu’ils finissent chacun par comprendre ce qui inévitable…
       L’émotion est amplement présente, tenace, folle, nous faisant découvrir l’horreur, puis la crainte, les petites joies d’un quotidien comblé, la douleur, la perte… Un flot de sensations que l’on vit au même titre que les personnages. Si j’ai eu du mal à m’attacher à Astrid tout au long de l’intrigue, j’ai partagé sa douleur finale et tous les autres sentiments qu’elle a été amenée à ressentir.
       En parallèle se développe également de l’humour, qui vient contrebalancer l’aspect émotionnel. L’ensemble nous fait franchir le chemin entre sourire et tristesse avec une facilité déconcertante.

       J’ai également beaucoup aimé l’univers. On nous présente l’Art comme une chose sacrée, corsée de secrets que les spectateurs les moins respectueux tentent de percer. Je regrette seulement que ce milieu fermé ne soit pas un peu décrit, cela aurait été un petit plus dans cette œuvre déjà complète, même si je conçois que ce ne soit pas l’intérêt premier du livre.

       Les personnages ne sont pas foules dans cette œuvre. Si on croise deux ou trois personnages à quelques rares reprises, l’auteur focalise son récit sur la relation Astrid/Léo seulement.
       La première a tout l’archétype de la jeune femme peu sûre d’elle que j’ai du mal à apprécier. Trempée dans les galères jusqu’au cou, il ne lui sert même plus à rien de lutter pour tenter de gagner la surface. Et pourtant, tout va basculer lorsqu’elle rencontrera l’Artiste. Et alors, le lecteur sera témoin de son changement de personnalité, l’affirmation de ce qu’elle est en réalité.
       A l’inverse, plus l’intrigue se déroule et plus Léo devient un personnage énigmatique voire renfermé, entretenant le secret sur ses activités, sur son état de santé et le fameux contrat « La Demande ». On est curieux à son sujet et cela nous pousse à dévorer ce livre si court.

       Le style n’est pas du tout difficile à appréhender. Léger et fluide, on a simplement l’impression de lire quelque chose de parlé. Ca peut paraître compliqué comme notion, mais c’est très simple. L’auteur a écrit comme il a pensé, et on obtient comme résultat un livre frais, idéal entre deux pavés indigestes…

       En conclusion, si je ne m’attendais pas à une telle puissance des émotions dans un récit aussi court, ça en aura été pour mes frais. La plume relate les faits avec une légèreté qui rend l’ensemble plus émouvant encore, et l’attachement du lecteur ne peut que découler de la simplicité dont font preuve les deux personnages principaux. Il me manque pourtant un petit quelque chose pour rendre cette lecture vraiment unique. Il a au moins le mérite de faire passer un bon moment, en plus d’être marquant.





24 mars 2016

Percy Jackson, tome 3 - Le Sort du titan





            Les monstres sont toujours décidés à tuer les demi-dieux. Percy et ses amis Annabeth, Grover et Thalia se retrouvent face à un horrible manticore. Ils n'ont la vie sauve que grâce à l'intervention de la déesse Artémis et de ses Chasseresses. Mais, lorsque Annabeth puis Artémis disparaissent, une nouvelle quête semée d'embûches s'annonce : Percy devra plus que jamais se méfier des manipulations et des pièges de Cronos, le. Seigneur des Titans.





            Toujours dans cette volonté de découvrir la saga au travers de la lecture commune organisée sur Livraddict, j’ai réussi à caser ce troisième tome en mars, ce qui m’a permis de passer une fois de plus un bon moment de détente.
       Sachez néanmoins que cette chronique comporte de nombreux spoilers sur les tomes précédents, je vous conseille donc de les avoir lus avant, que vous conserviez toutes les surprises du premier et second tomes.

       On retrouve ces ingrédients miracles qui permettent de susciter l’intérêt du lecteur dés son entrée en matière dans l’intrigue. Percy est en mission pour ramener deux petits nouveaux demi-dieux au Camp des Sang-Mêlés, rejoignant en compagnie d’Annabeth, fille d’Athéna, et de Thalia, fille de Zeus, Grover, le satyre parti en mission de repérage. Très vite, les ennuis s’en mêlent et nous retombons dans ce rythme effréné où l’action épique affole les pages.
       En parlant d’actions, si l’intrigue suit le chemin narratif que l’on connaît bien, avec le coup de la prophétie, de l’Oracle, etc, la présence de Percy n’est pas certaine et cela pimente légèrement le récit puisqu’on se demande comment il va bien finir par être impliqué (c’est une chose prévisible vu que la saga porte son nom, il est forcément impliqué).
       Ce tome est également l’occasion de faire un bond dans l’interprétation de la prophétie. Si certains points restent encore obscurs et non-élucidés, de nouvelles informations et de nouveaux pions viennent à la fois éclaircir l’avenir et complexifier l’ensemble de l’œuvre, pour le plus grand plaisir des lecteurs plus matures. C’est surtout la fin qui nous éclaire sur certains vers, ce qui donne l’envie d’enchaîner directement sur la suite pour en apprendre davantage. Pas de chance, il faudra patienter un petit mois !
       La fin est l’occasion de moments poignantset de choix cruciaux doublés de rebondissements, l’auteur fait vraiment tout pour qu’on ne s’ennuie jamais et c’est un pari réussi.
      
       J’aime toujours autant l’exploitation de la mythologie par l’auteur. Il l’ajuste à notre société, la malaxe pour en faire quelque chose de contemporain, et c’est très rafraîchissant, d’autant plus que cela confère toujours une portée éducatrice pour les plus incultes sur ces légendes gréco-romaines.
       En parlant de mythes, si les monstres foisonnent toujours autant, la présence des Dieux et des Titans (comme l’indique le titre de ce tome) se développe enfin. Par l’implication de ces divinités, on comprend que les événements vont s’intensifier et devenir plus sérieuses, accroissant ainsi l’intérêt du lecteur.

       Les personnages évoluent peu, ce qui n’est le cas de leur taux de présence. Grover est de retour dans l’intrigue, amenant avec lui une multiplication des moments cocasses. En parallèle, Annabeth est quant à elle reléguée en arrière plan, ce qui crée le même effet que Grover vu qu’habituellement c’est elle qui temporise les garçons. Thalia sert à compliquer un peu plus cette toile de personnages et de sentiments, tandis que Percy gagne légèrement en maturité avec quelques prises de responsabilité.
       Je suis néanmoins un peu déçue que Chiron soit laissé de côté car ce fut pour moi un personnage marquant du premier tome. Néanmoins, l’implication de Monsieur D. a contrebalancé ce petit manquement, et finalement l’auteur se rattrape bien.
       Ma plus grosse déception repose sur les rapports entre Zoé et Thalia. Les mésententes entre filles sont devenues choses courantes dans la littérature jeunesse, et je suis un peu lassée, d’autant plus qu’ici cela est du à une cause vraiment dérisoire, donc je n’ai pas réussi à cautionner cette inimitié…

       Le style est toujours fluide et léger, on est vraiment pris dans le livre grâce à cela, un livre qui se lit en deux jours.

       En conclusion, décidément cette saga n’arrive pas à atteindre le coup de cœur, mais elle obtient toujours une grande réussite au vu du plaisir ressenti à la lecture ! Les personnages sont toujours aussi attachants, portés par une plume légère et un humour débridé mêlé à des scènes cocasses. La part de mythologie relatée ici est toujours un grand plus dans cette intrigue, d’autant plus avec cette nouvelle implication des divinités grecques. Quelques petites déceptions traînent toujours ça et là, mais on passe toujours un excellent moment, pour peu que qu’on apprécie le fantastique jeunesse.





Les autres titres de la saga :
3. Le Sort du titan
- Saga terminée -


22 mars 2016

La danse des étoiles

           




Parce qu’elle était trop grande et parce qu’elle avait trop de formes, Shara Drummond, malgré son talent, ne correspondait pas aux standards de la danse moderne, lui interdisant de faire carrière... sur Terre.
Mais dans l’espace, libérée de la gravité, tout est de nouveau possible, quitte à réinventer sa discipline et devenir la première à danser en chute libre.
Et quand les extraterrestres sont apparus dans le Système solaire, c’est elle qui nous a sauvés.
Moi, Charles Armstead, son opérateur vidéo, son ami, j’étais là quand elle effectua sa Danse des étoiles. J’ai tout enregistré.





            Y’a une petite anecdote entre moi et ce livre. En effet, j’ai croisé sa route pour la première fois au Salon du Livre de mars 2015. J’avais demandé à l’éditeur de me « vendre » cette parution, et il me l’a tellement bien vendu que j’ai eu du mal à le croire et j’ai finalement passé mon chemin au stand suivant (Mnémos, où j’ai acheté L’ange blond de Laurent Poujois, dernier coup de cœur en date sur le blog !).
       J’ai croisé pour la deuxième fois ce livre sur une étagère de ma petite bibliothèque. Je ne pouvais pas laisser passer sa chance deux fois, tout de même ! L’éditeur m’avait précisé que la plume était envoûtante et extrêmement précise, à tel point que nous pouvions visualiser les chorégraphies. Je me suis fait un point d’honneur par vérifier ses dires par moi-même.

       Pour commencer par l’intrigue, je regrette que le synopsis en dévoile trop, notamment sur les extraterrestres. Cela supprime le potentiel de Shara, que le lecteur aurait pu découvrir lors de sa lecture. Du coup, la surprise n’est plus aussi puissante et on perd l’originalité de l’œuvre…
       Pour poursuivre sur l’intrigue liée à ces extraterrestres, j’ai trouvé que la fin était vraiment tirée par les cheveux. Les auteurs posent des postulats sur la genèse de la Terre, des humains, avec de nouvelles entités. Si tout ce qui est stipulé se tient par le jeu de l’intrigue, j’ai trouvé que c’était vraiment un phénomène trop « gros » pour y croire vraiment. Cependant, cela engage une discussion autour de la religion et des Nations Unies, avec la quête du pouvoir ou la peur de la nouveauté, qui n’est pas inintéressante. Il faut être assez ouvert pour accéder à cette lecture.
       Quand au reste de l’intrigue, je fus une très bonne spectatrice de toutes les péripéties et rebondissements. L’ensemble fait passer un excellent moment, même si le début peut se révéler trop long à certain au démarrage. Mais une fois dedans, plus rien à dire !

       J’ai également apprécié le fait que ce soit rédigé comme une sorte de chronique ou de journal de bord, les dates en moins, par Charlie Armstead, le protagoniste. Le point de vue à la première personne rend les choses plus pertinentes et convaincantes et le lecteur se sent véritablement concerné par leurs expériences.

Quant aux personnages, les personnalités foisonnent, les corps de métiers inhérents à la danse et aux spectacles et financeurs également, c’est un bon livre pour nous dévoiler ces postes clés et nous introduire dans le cerclé fermé de l’art.
       Je ne souhaite pas trop m’appesantir sur chaque personnage, ainsi je n’évoquerai que Charlie, le protagoniste. Danseur prometteur, peut-être le meilleur de sa génération, il dut subitement arrêter sa passion à cause d’une blessure par balle à la hanche, le plongeant ainsi dans un cynisme sans borne et une morosité sans fond, le conduisant parfois à utiliser trop goulument de la boisson…
       C’est Shara qui le relèvera de ce gouffre sans fin. Malgré ses formes prononcées, la grâce qu’elle dégage et sa personnalité resplendissante intéresse dés le premier regard Charlie, qui tentera de la lancer. Essuyant les échecs, Shara fera preuve d’un entêtement courageux pour parvenir à son but et marquer les esprits par une douce originale – et inaccessible pour la plupart. Je suis un peu triste qu’elle disparaisse de notre champ de vision à un moment, mais finalement je préfère que ce qu’elle va devenir –qui, là, dépasse vraiment mon taux d’acceptation ! Grrr !

       Et maintenant, vous vous demandez si l’éditeur a tenu parole, si la plume de l’auteur (et de la traduction) est telle qu’il l’avait dit, avec une force qui permet de visualiser concrètement les scènes et les danses ? Suspens, suspens…
       J’ai rarement vu cela dans un livre de science-fiction. Habituellement, le style reste assez carré, porté sur la technique et un aspect très scientifique. Ici, Spider Robinson réinvente le genre en insérant de la poésie au travers de la danse, dans une forme harmonieuse et très visualisée. On ne lit pas la danse, on la voit concrètement et on est capable de rester aussi bouche bée que le narrateur (qui lui est réellement témoin).
Vous l’aurez compris, l’éditeur a tenu parole et en plus, c’est vraiment la plume qui porte le récit et relève le mitigé de l’intrigue.

En conclusion, la plume ravageuse a su me captiver tout au long de cette lecture, aussi bien que les personnages hétéroclites et attachants. Néanmoins, l’intrigue quitte les sentiers battus en postulant des conjectures sur la genèse de la Terre et des espèces, hors j’ai trouvé cela trop extravagant pour réellement accepter ces hypothèses. Une bonne lecture, que j’espérais (malheureusement) meilleure…



21 mars 2016

Préludes au Trône de Fer, tome 2 - L'Oeuf de Dragon

Synopsis :

            Quatre-vingt-dix ans avant les péripéties du « Trône de Fer », Aegon, de la lignée royale, surnommé l'Oeuf, court les routes incognito comme écuyer d'un chevalier errant, Dunk. Au hasard des chemins, le duo se voit convié par le fringant Jehan le Ménétrier à participer à un tournoi richement doté qui sera le clou des noces de lord Beurpuits. Au champion ira le grand prix, un inestimable Oeuf de dragon. Mais il apparaît bientôt que les noces et le tournoi sont un nid d'intrigues et d'ambitions, petites et grandes, et qu'une prophétie annonce de grands événements.
De fait, après la rébellion, les partisans de Deamon Feunoyr, qui a chassé quelques années plus tôt la fine fleur des chevaliers en exil de l'autre côté de la mer, fomentent une nouvelle conspiration. Certains souhaitent déposer le souverain légitime pour installer leur propre prétendant. À leur corps défendant, Dunk et l'Oeuf se retrouvent au coeur du complot.

Mon avis :

            J’étais enchantée de retrouver l’univers du Trône de fer et le royaume des Sept Couronnes après le léger succès du premier prélude. Pourtant, la rencontre ne s’est pas passée comme prévu, et je vais vous expliquer pourquoi.

            On retrouve avec plaisir Dunk et son écuyer, l’Œuf. Si le premier m’agaçait prodigieusement dans le tome précédent, j’ai su l’accepter un peu plus dans cette nouvelle aventure, d’autant plus qu’il paraît moins niais, un peu plus mature,  comme si l’apprentissage de son écuyer portait également ses fruits sur lui.
            Quant à l’écuyer en question, par la volonté de l’intrigue, il est un peu plus effacé d’elle, pourtant c’est un personnage inhérent à elle, faisant grandement cette dernière. Son recul apparaît également comme un signe de sa maturité, comme s’il rentrait dans les rangs et intégrait progressivement la classe princière et la dignité qui lui est dûe, malgré son souhait de poursuivre son apprentissage.

            Ainsi, si la bonne entente est bien là entre les personnages et moi-même, améliorant de ce fait quelques points, il en est toute autre avec l’intrigue…

            En effet, si le synopsis présentait cette aventure comme un angle nouveau et abordable, en comparaison avec le premier prélude, je fus finalement déçue par les similitudes des péripéties. Si le décor évolue, puisque tout ceci est dû au mariage d’un « vieux » seigneur et d’une jeune damoiselle, nous retombons rapidement dans le scénario des lices, ou plus précisément des joutes. Tiens, mais cela ne rappellerait-il pas Le Chevalier errant ? Mais si, il faut croire…
            Tout ceci aurait bien sûr pu être meilleur avec l’enjeu de la joute, qui n’est autre qu’un Œuf de dragon (tous les férues de la série sauront à quel point ils sont rares). Seulement, cet effet est trop placé en recul par rapport à l’intrigue. Il n’apparaît que dans une scène seulement et les discussions qui l’évoquent ne viennent quasiment qu’à la fin. Je fus donc déçue de ce trop plein de mystères. C’est encore pire avec les révélations de la toute dernière phrase, qui fait passer ce récit excellemment bien construit et soigneusement rédigé comme une intrigue vulgaire, trop simple.

            Hormis cela, les personnages dépeints foisonnent et cela crée vraiment une matière à l’histoire, avec des chevaliers de tous horizons et de toutes classes sociales, cela procure vraiment de la profondeur au royaume des Sept Couronnes et c’est toujours plaisant de s’y laisser plonger, d’autant plus quand c’est raconté avec une plume si soigneuse et précise.

            Et je voudrais juste m’arrêter le temps d’une ligne sur l’illustration, parce que je trouve l’œuf tout simplement magnifiquement réaliste. Voilà, c’est dit !

            En conclusion, une déception en comparaison du premier prélude… Si les personnages sont plus attachants par leur prise de maturité et la perte de leur innocence candide, l’intrigue est trop semblable au Chevalier errant, avec cette fameuse impression d’un mauvais copié collé… Dommage, avec une intrigue autour de l’œuf de dragon, cela aurait pu être grandiose… Mais ici, c’est limite indigne de la plume de George Martin, un simple passable…




Les autres titres de la saga :
2. L'Oeuf de Dragon
- Saga terminée -

C'est lundi, que lisez-vous ? [81]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, il fut repris par le blog Galleane.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?



Cliquez sur les illustrations pour accéder aux chroniques :)

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 Une très bonne semaine puisque j'ai réussi à caser
trois partenariats (la première ligne) dont un seul (le premier) ne m'a pas convaincu !
Du reste, j'ai dévoré le second tome d'Ayesha sur un jour
et lu le tome trois de Servitude, qui m'a moins emportée que les deux premiers...
Sur l'aspect qualité, cela reste une très bonne semaine ! :)




 

Nous (mon chéri et moi) poursuivons notre aventure de Dunk et l'Oeuf avec L'Oeuf de Dragon
pour notre nouvelle LC privée, qui sera probablement finie demain.
Et en lecture solo, je suis plongée dans un emprunt avec La danse des étoiles,
qui me fait voyager parmi les astres, malgré quelques lenteurs.




  
   

Et voilà, encore cinq prévisions (il faut croire que c'est mon chiffre du moment !), dont (dans l'ordre des illustrations) une lecture commune, le livre tiré de ma Book Jar du mois, un livre tiré au sort par quelqu'un dans un challenge, la prochaine lecture de ma LC avec mon chéri,
un emprunt et le tome trois de la superbe saga Aysha !
 Vu que la plupart des livres sont courts, cela devrait être faisable que je les termine,
du moins si la fatigue accumulée ces dernières semaines me laissent lire en paix !


Et vous, qu'avez-vous prévu ? Dites-moi tout ! =)